lundi 26 mars 2007
48 heures de plus (2)
Mon héroïne, Solange Verdier, se trouve tout au long de l'histoire, accompagnée régulièrement de sa meilleure amie Cindy dont le rôle prendra plus d'importance dans la seconde nouvelle. Amie d'enfance de Solange, elle l'a sortie de ses brumes par un appel juste après sa chaude nuit...
A SAVOIR : mes écrits quels qu'ils soient sont protégés informatiquement par une empreinte électronique du texte. Toute copie serait donc vaine. Le manuscrit avait été "déposé" informatiquement.
-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-
....
Les vrais rêves, Solange en avait,
mais ils n’apparaissaient jamais dans ses nuits. Sans comprendre pourquoi, les
trois-quarts du temps, ses rêves nocturnes étaient un prolongement à ses ébats
amoureux. Elle les poursuivait ou les revivait. Elle avait même vu un
psychologue pour tenter d’en saisir la signification. Mais elle avait très vite
laissé tomber les séances, à la fois ennuyée et gênée de devoir détailler ainsi
et la réalité, et ses rêves.
- C’est la seule solution pour
essayer de comprendre ce qui vous arrive Mademoiselle, lui avait un jour dit le
psychologue.
Rien n’y avait fait, elle avait
abandonné. Elle n’acceptait pas l’échec mais ne voulait plus chercher et
pensait pouvoir surmonter elle-même. Elle avait fini par se dire qu’en
acceptant de vivre avec, par et pour sa sensualité, les choses s’arrangeraient.
S’accepter telle qu’elle était, c’est tout ce qu’elle avait retenu de ces
séances interminables. Mais comment s’accepter, ça, elle n’avait pas laissé le
temps au psychologue de le lui enseigner.
Pour l’heure, elle était à nouveau
endormie, en train de se battre une fois de plus contre ses démons. Son rêve
était agité, elle tapait le lit de ses mains, tournait la tête en tous sens et
murmurait parfois des mots incompréhensibles.
.............
En fermant les yeux, Solange se revoyait, franchissant la porte d’entrée avec cet homme dont elle ne connaissait que le prénom : Vincent. Quelle idée Cindy avait-elle eue là de vouloir à tout prix faire une sortie à quatre ! Juste Cindy et son fiancé accompagné lui-même d’un vague copain. Tout ça la veille d’une soirée prévue de longue date.
Comme à l’accoutumée, Solange avait succombé. Comme d’habitude, elle s’était fait avoir. Enfin, c’est ce qu’elle pensait très fort à ce moment-là, persuadée qu’elle ne se déferait jamais de cette image de femme facile que les hommes avaient d’elle. Sa sensualité et sa rage dans l’acte d’aimer n’arrangeaient rien. Les hommes qui la connaissaient parlaient d’elles comme d’une "chaude", "un vrai volcan" pour certains. Alors, de fil en aiguille, le téléphone arabe avait fait son chemin et beaucoup s’intéressaient à elle par intérêt, espérant un jour finir dans ses bras et surtout dans son lit, l’instant d’une nuit.
Et c’est ce qui venait de se passer une fois de plus. Solange, envoûtée par le charme de ce beau ténébreux d’origine italienne, avait passé une soirée plutôt agréable, et accepté d’être raccompagnée au lieu de rentrer à pieds, sachant parfaitement comment cela allait se terminer.
Sous la douche, elle pencha son visage en arrière, comme prête à recevoir à nouveau des baisers fiévreux et langoureux. Elle ferma les yeux et revit alors en quelques minutes le déroulement de cette nuit.
mardi 13 mars 2007
48 Heures de plus
Lorsque, pendant l'été 2001, je me suis lancée dans l'écriture de l'histoire de Solange Verdier, je ne savais absolument pas ce que j'allais faire faire ou dire à mon héroïne. J'avais les grandes lignes, des flashes de certaines scènes, je visualisais certains lieux. Mais jamais je n'aurais été capable de dire exactement ce que j'allais raconter dans le détail. Même si l'on met beaucoup de soi dans une histoire, il n'en reste pas moins que je n'étais pas comme elle. Pur hasard si certaines choses qu'elle a vécu se sont concrétisées pour moi par la suite, à savoir sa bisexualité occasionnelle.
Je vous laisse découvrir donc cette jeune femme sans faire aucun résumé ou planter le décor, tout comme moi j'ai construit l'histoire sans savoir forcément comment la suite se déroulerait à chaque fois que je me mettais au clavier. Je dirai juste que l'histoire se déroule en deux phases car il s'agissait au départ d'une nouvelle à laquelle j'ai donné une suite. J'ai d'ailleurs une préférence pour cette suite plus aboutie à mon sens (même si je ne suis pas critique littéraire), mais il faut bien commencer par le commecement lol. Le premier volet s'intitule "48 heures de plus".
A SAVOIR : mes écrits quels qu'ils soient sont protégés informatiquement par une empreinte électronique du texte. Toute copie serait donc vaine. Le manuscrit avait été "déposé" informatiquement.
"La loi protège les auteurs. L'utilisation de textes, ou de photos d'ailleurs, reste interdite sans l'autorisation de l'auteur, peu importe ce qui y est représenté (pour une photo)... sauf si lesdits textes ou photos sont diffusés de toute manière à grande échelle publiquement un peu partout en raison d'une renommée, ce qui n'est pas mon cas."
Caresses76.
to translate this page : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=
EXTRAIT N°1
La tête penchée en avant, haletante, Solange ferma un instant les yeux. Ses longs cheveux bruns, mouillés de sueur, recouvraient le visage de cet homme qu’elle avait aimé toute la nuit.
Elle déposa un baiser sur sa bouche, tendre conclusion à ces ébats. Appuyée sur les deux mains, elle tenta en vain de dégager ses cheveux par un souffle léger de la bouche. Mais ceux-ci retombaient inlassablement sur le visage de son amant. Il les lui dégagea tout en la regardant dans les yeux. Elle lui sourit brièvement avant de basculer sur le dos, à côté de lui.
De la main droite elle le retint encore. Son bras gauche, lui, était relevé au-dessus de sa tête. Le regard dans le vide, elle fixait aveuglément le plafond. Mais ses yeux commençaient à se fermer malgré elle.
Il était à peine plus de 05h00. Par la fenêtre ouverte, ce matin d’été, on pouvait entendre les premières voitures s’aventurer dans la rue. Les derniers piétons, titubants et bruyants, rentraient d’une nuit bien arrosée. D’autres, à peine levés, parfois encore en chaussons, s’engouffraient nonchalamment dans la seule boulangerie du quartier ouverte si tôt. Par le croisement de ces gens, la jonction d’un jour à l’autre venait de se faire.
Dans un demi-sommeil, Solange percevait tout cela et s’amusait de ces réflexions propres aux gens qui ont trop bu, qui ne veulent rien dire et ne s’adressent à personne. Un léger sourire aux lèvres, elle entendait sans écouter.
Ces bruits finirent par lui paraître flous. Elle s’endormit sur le côté, face au mur, tournant le dos à celui qui l’avait possédée des heures durant.
== Publicité ==








