C@RESSES76

Ce blog était avant à caractère sexuel. Ce n'est plus le cas. Je conserve le côté érotique donc certains albums mais si vous vous arrêtez ici, merci de vous attarder aussi voire prioritairement sur ce que j'écris.

jeudi 7 février 2008

Choune

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Elle s'appelait Choune et je l'ai récupérée raide morte cet après-midi sur le côté du local des encombrants pas loin de mon immeuble. Une "charmante" voisine est venue me dire sans délicatesse aucune que je devais enlever mon chat mort si je ne voulais pas d'ennuis...

Elle n'avait aucune trace extérieure de bagarre, aucun saignement où que ce soit. Ingestion de produit toxique ? Etouffement ? Toute supposition est possible quand on sait qu'hier après-midi elle pétait encore la forme. Pas rentrée pour manger hier soir, c'est ce qui m'a un peu inquiétée mais pas plus que ça car elle était déjà partie une fois durant 2 jours à Noël et était revenue aussi vive qu'avant. J'avais rarement vu une chatte aussi caline et affectueuse. Elle ronronnait quasiment sans cesse. (tout commentaire déplacé serait malvenu, merci de vous abstenir).

Quelle difficulté de devoir jeter son chat comme des ordures... parce qu'on n'a pas l'endroit adéquat pour l'enterrer décemment. J'en suis retournée.

Quelle est la suite du programme ? Quelle autre mauvaise nouvelle affligeante va-t-on m'annoncer ? Mais quel début d'année !!!!! Je suis exténuée de tant de tristesse depuis quelques semaines. Je n'en peux plus... J'en ai maaaaaaaaaarrrrrrrrrrreeeeeee !

Dors au pays des félins petite Choune...

Caresses76.

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vendredi 1 février 2008

Jacqueline

Hier jeudi 31 janvier 2008, il faisait froid, très froid. Il y avait longtemps que je n'avais eu aussi froid, et à l'extérieur, et à l'intérieur. C'est les mains et les pieds gelés que, dans cette petite église, je t'ai fait mes adieux, toi la marraine de mon fils, un adieu qui ne pourra jamais en être réellement un.

Rares sont les fois où je n'ai pas les mots pour dire les choses. Cet événement me laisse sans voix même s'il me fait hurler. Ma peine ne s'en va pas et ma tristesse est immense, incommensurable. Je vis au quotidien avec ça. Je ne mange presque plus. C'est l'amour qu'on me donne qui m'aide à tenir. Qui n'a jamais vécu ça ne peut savoir à quel point ça chamboule une vie de perdre quelqu'un qui nous est cher.

Jacqueline si tu savais tout ce que j'ai en tête, tout ce que je prévoyais de te dire en allant te voir ce jour-là, si tu n'étais partie dans la nuit qui précédait. Si tu savais le ressenti que j'ai eu quand on m'a dit qu'il n'était pas autorisé de déposer des objets pour qu'ils partent avec toi, et en apprenant par la seule personne habilitée à le faire que rien ne l'interdisait. On a voulu faire barrière, personne n'y a réussi. Tu es partie avec ces photos que je te destinais, que ton filleul, mon fils, te destinait.

J'ai su, en voyant l'urne, qu'elles t'ont suivie. J'ai eu ce soulagement que tu garderas éternellement avec toi la trace de ces personnes qui t'aimaient et de celles que tu ne connaîtras pas mais dont tu savais l'existence dans ma vie, dans la vie de mes filles, dans la vie de ton filleul.

Tu as été témoin de mon mariage. Tu aurais dû être témoin du sien. Tu avais accepté d'être la marraine de mon premier enfant bien avant que je ne rencontre son père. Tu m'avais accompagnée pour l'achat de ma robe de mariée. J'ai encore en tête ton rire et ta bonne humeur, d'une copinerie de lycée à une amitié tissée tout au long de ces quelques trente ans. Ces sorties en famille au parc Astérix ou ailleurs, avec ou sans les enfants envers lesquels tu as toujours été attentionnée, qu'ils soient ou non filleuls. Des flashes reviennent sans cesse couper mes journées et mes nuits. J'ai mal, si mal.

J'irai me recueillir encore.... La douleur de ta disparition n'a comme remède que le temps et l'amour que l'on me montre.

Dors au pays des anges et de la bonté... Dors et veille sur nous.

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vendredi 7 décembre 2007

J'aimerais savoir

calamity800600

J'aimerais savoir... combien d'euros en moins je dois avoir par mois pour être admise dans la super catégorie des minima sociaux.

J'aimerais savoir pourquoi aucune aide financière ne peut m'être apportée pour l'avancement de mon projet.

J'aimerais savoir comment ont réagi ceux à qui l'on a dit un jour qu'ils avaient droit aux bons alimentaires ! J'aimerais savoir pourquoi 3 euros de différence avec un RMIste font de vous un être en moyenne catégorie sociale !

Il faut des épaules sacrément solides pour s'entendre dire tout ça croyez-moi. Il y a des chocs psychologiques durs à avaler.

Mais quelle est donc cette société qui nous pousse à patienter jusqu'à être au plus bas afin que toutes les aides puissent enfin se mettre en place ? Je suis écoeurée d'entendre que je n'ai pas droit à la fameuse prime de Noël parce que le système est déclenché informatiquement pour les rmistes uniquement, mais que je ne suis pas loin de ce minimum imposé par la loi. Je suis sidérée d'être baladée d'un organisme à un autre, que l'on me fasse croire que certaines aides sont prises en charge par les CCAS alors que c'est faux.

J'aimerais que ces personnes me disent en face si ça ne les gêne pas trop de donner de faux espoirs. Se rendent-elles seulement compte des répercussions d'une mésinformation pareille !!!!! Qu'elles me donnent leur salaire, je suis certaine de m'en sortir avec.

Salaire moyen en france 1 500 € ? (ou un peu moins). Je doute. Que l'on me donne cette somme et je revivrai normalement. Que ceux qui ont ça chaque mois regardent un peu autour d'eux et relativisent. Peut-être alors cesseront-ils de se plaindre. Je généralise bien sûr, il y a des cas particuliers bien sûr. Mais quand on sait gérer on peut généralement y arriver. Et qu'on arrête de nous montrer dans des reportages des familles qui ont 2 500 € de rentrées mensuelles pour 3 ou 4 et ont du mal à s'en sortir.

La précarité n'est pas là. Enlevez les 2 000 € qui dépassent et vous serez plus près de la difficulté et de la réalité. Je n'ai même pas 4 chiffres à aligner par mois pour vivre avec 2 enfants majeures sous mon toît. Alors qu'on cesse de me seriner avec ces familles qui ont du mal avec des sommes que moi je qualifie de confortables.

Je prendrais sans souci votre place, êtes-vous prêts à prendre la mienne ? Et encore il y a pire cas que le mien !

A part ça c'est bientôt Noël... Parait-il....

Caresses76.

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dimanche 11 novembre 2007

Lire et Comprendre

100

Je conçois que sur un blog, on ne peut tout lire, surtout lorsque les archives remontent à avril 2005. A l'attention de ceux qui ne sont pas venus depuis des lustres sur le mien ou qui tombent sur un article datant de Matusalem, voici les liens principaux menant vers les posts qui amorçaient un changement dans ma vie donc dans l'orientation et le style de mon blog.

Je n'apprécie pas particulièrement de recevoir des propositions de plans cul (même si je suis blasée avec les tchats) de gens qui ne me connaissent pas (parce qu'ils tombent sur un article ancien) ou une photo porno d'un ancien lecteur du blog qui croit que c'est la bonne manière de renouer le contact et de prendre de mes nouvelles (photo porno sans autre mot d'accompagnement je précise).

Très court résumé : j'ai vécu plus de 5 ans une expérience qui m'a insidieusement menée vers les chemins d'un très mauvais libertinage et dont j'ai pu me défaire mais pas sans heurts et blessures. Ces blessures m'ont extrêmement marquée au point que parfois la simple vue d'un film X peut aussi bien m'attirer 5 minutes et me rebuter la 6ème minute.

Voici donc ces liens vers les posts qu'il serait bon que certains lisent en étant parachutés sur mon blog.

Bises à tous. Caresses76.

Les vraies valeurs

Par amour par besoin

L'alternative

Quelques questions "existentielles"

Ce qui brille n'est pas or
 

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dimanche 3 juin 2007

La défaite des mères...

Larme


En ce dimanche 3 juin 2007, à 43 ans, je suis seule. C'est la fête des mères. Et je suis seule. L'homme de ma vie n'est pas là. Mes enfants ne sont pas là. J'ai beau avoir eu de mes filles et de mon amour un très joli cadeau ces derniers jours, le seul fait de me retrouver seule aujourd'hui est tout bonnement un coup de massue.

Mon fils vit à 4h de route d'ici. Mes filles sont chacune chez leur ami. Mon homme fête ça avec sa mère. Je ne peux en vouloir à personne mais c'est un soudain coup de massue que je me prends sur le crâne...

Je m'effondre de solitude. Ce qui devrait être une joie se transforme en peine immense. Les larmes remplacent les lunettes. Je ne sais même plus d'où je tire ces larmes tant il y en a. Les enfants font leur chemin certes mais bon... Les serrer dans les bras est l'ultime récompense d'une mère et ne pouvoir le faire le jour de la fête des mères est une déchirure. J'aurais voulu me blottir dans ceux de mon amour... il n'est pas là même s'il comprend ma peine.

Dans la nuit de vendredi à samedi, j'ai fait un rêve... Les enfants manquent même lorsque ce ne sont pas les nôtres. Il faisait beau, je me balladais aux abords d'un parc. Au loin des enfants s'amusaient sur les structures de jeux en métal. Une fillette blonde au loin descendait d'un toboggan. Son regard s'est dirigé vers moi à la fin de son parcours sur le métal chaud. Elle continuait à jouer mais me fixait régulièrement du regard. Moi je ne la quittais pas des yeux. J'attendais de voir si elle allait venir à moi. Je n'osais pas entrer dans le parc.

Elle était en pleine activité lorsqu'elle a fait brusquement demi-tour pour courrir vers moi. Arrivée à quelques centimètes elle s'est arrêtée quelques secondes sans rien dire. Je la regardais toujours. Puis elle s'est jetée dans mes bras et j'ai fondu en larmes. Pas un
mot. Je l'ai serré fort contre moi en pleurant. Puis elle a prononcé mon prénom en me disant qu'elle était heureuse de me revoir... Dans les secondes qui ont suivi, sa soeur est arrivée et est venue à son tour dans mes bras.

Le rêve s'est arrêté là. Je me suis réveillée en sursaut. Ces deux filles, qui doivent avoir environ aujourd'hui 8 et 13 ans, me manquent. Et en ce jour de fête des mères, j'aimerais qu'elles fêtent doublement leur maman que, probablement, je ne reverrai jamais. En espérant qu'elles sauront toujours être présentes même un court moment ce jour-là...

A & B, je vous embrasse comme j'embrasserais mes enfants s'ils étaient là...

Caresses76.

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mardi 22 mai 2007

Amertume

Parfois, bien que logiques, je m'explique mal les choses, la façon dont certains événements tournent. Comment des situations peuvent évoluer d'un extrême à un autre ? Pourquoi ce qui était bien devient acide. Pourquoi le contact devient l'ignorance, pourquoi l'amitié devient indifférence. Pourquoi la discussion devient-elle silence...

Dans les faits tout s'explique. Une situation évolue, murit, grandit, régresse et se désagrège. Dans l'absolu je me demande toujours pourquoi les relations peuvent en arriver à des extrêmes aussi opposés. Tout est-il inévitable ?

Pourquoi les êtres ne peuvent-ils s'exprimer comme il faut en temps et en heure ? Cela éviterait tant de quiproquos, de malentendus lorsque les relations se défont. Cela éviterait tant de coups bas que l'on subit ou que l'on fait subir par la force des choses parce qu'on n'a pas le choix.

Les déchirures sont là, quasi inévitables. Et même si le silence est parfois la meilleure des thérapies, il engendre aussi des questions, des doutes. Bref on n'est jamais réellement en paix. Seul le temps peut fermer les blessures. C'est si banal et tellement vrai ! Il faut s'éloigner moralement. Pourquoi pas physiquement...

Regrets ? Oui. Remords ? Non. Amertume ? Très certainement. Le temps fera son oeuvre...

Caresses76.

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jeudi 3 mai 2007

Parce que c'est toi

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Parce que c'est toi et personne d'autre.
Parce que nos parcours sentimentaux se ressemblent et continuent érangement à se calquer l'un sur l'autre.
Parce que tu sais à distance ce qui m'arrive, ce qui fait mes joies et mes peines.
Parce qu'un calin tendresse n'est pas du sexe.
Parce que la pureté des sentiments est là.
Ma puce je t'aime.
Caresses76.

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mardi 24 avril 2007

Lorsque l'enfant paraît...

Lorsque l'enfant paraît..... on s'incline.

Je suis grand-mère et fière de l'être !

Et je ne peux qu'admirer... sans avoir les bons mots pour décrire mon émotion.

Bienvenue parmi nous petit bout de chou !

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Caresses76.

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mardi 6 février 2007

Les couples atypiques

Les couples atypiques

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"Lorsque l’on naît gros on épouse un gros".

Un jour la mère d’une amie (toutes deux de forte taille) a dit à la mienne cette phrase. Certes c’est peut-être très restrictif, mais voilà qui en dit long sur la tolérance de nos congénères dits "normaux" et qui peut très bien aider aussi à faire comprendre pourquoi les gens finissent aussi parfois par se réunir en clan : associations de gens de petite taille, associations consacrées à divers handicaps, associations anti-ci ou anti-ça ou pour défendre une cause. Associations pour, associations contre…

Une question me trotte en tête depuis quelques temps alors enfin je la pose. Qui êtes-vous donc, vous, qui vous retournez dans la rue ou ailleurs sur ces couples qui ne ressemblent pas aux autres ?

Ces couples atypiques qui ne ressemblent pas à monsieur ou madame tout le monde ne se retournent pas, eux, sur vous, n’attardent pas longuement le regard sur votre tête, votre déhanché, votre différence d’âge et j’en passe.

Qu’ont-ils donc ces couples qui vous dérangent tant ? Certes lorsque l’on sort de la norme on est remarqué. Mais pas besoin d’insistance visuelle pour autant, pas besoin de chuchotements, pas besoin de sourires en coin. Seriez-vous si envieux en fait de ne pas sortir de la norme ?

Jalousie, médisance, on-dits, préjugés, rumeurs… Que de jolis mots pour décrire votre attitude. Intolérance en tête de liste bien sûr.

Voyez-vous, j’adore me retrouver avec mes enfants. Normal me direz-vous. Oui mais deux d’entre eux forment des couples atypiques. Une de mes filles vit une relation avec un homme de 21 ans son aîné, et ma belle-fille a 19 ans et se prépare à être mère d’ici deux mois et demi environ (moi grand-mère ? mais Non vous avez mal lu lol). Quant à l’homme qui partage mon cœur, il subit le regard des autres à cause de son handicap. Si on y ajoute aussi une différence d’âge même si elle ne se voit guère, alors là... Nous sommes condamnés aux regards des curieux que vous êtes…

Ne croyez-vous pas que si nous 6 nous entendons si bien, c’est peut-être aussi parce que, au-delà de l'amour, la différence nous lie ? Ne croyez-vous pas que la tolérance prévaut plus entre nous que dans vos yeux gênés et vos regards malsains ?

Ne jugez pas sur une façade. Apprenez à comprendre avant de nous transmettre du regard votre racisme. Apprenez à voir clair avant de regarder. Apprenez à vous voir en face avant de vous retourner.

La médisance ne battra pas la tolérance.

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Caresses76.

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jeudi 1 février 2007

Mon frère

...Bien sûr que la terre est brûlée quand la pluie l'oublie

Bien sûr que tout est cri puisqu'on se l'est jamais dit

Bien sûr l'amour puisqu'il ne peut plus grandir s'enterre

Mon frère...                          (Les Dix Commandements)

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Et pourtant j'aimerais tant ! Et pourtant chaque jour j'y pense. Et pourtant la déchirure est là.

Je suis la cadette de trois enfants mais je n'ai plus cette impression d'être trois. Je songe avec regret à ces années passées dans le cocon familial durant lesquelles je savais ce que former une famille veut réellement dire. Une adolescence quasi sans faille avec des parents d'une gentillesse et d'une tolérance exemplaires. Une adolescence faite de voyages et de réunions de famille qui faisaient de nous une unité.

Chacun fait sa route, certes le temps passe. Oui mais... Je viens de sortir de l'ombre après avoir passé 5 ans dans un enfermement et un mutisme grandissant de jour en jour, un enfermement que je ne détaillerai pas ici mais qui fait que je me suis éloignée de ma famille. Les contacts avec mes parents se raréfiaient, ceux avec mon frère s'estompaient, ceux avec ma soeur exilée en Norvège depuis longtemps devenaient presque inexistants.

En fin d'année, douloureusement réveillée de ce sommeil au moment de ma séparation, j'ai pris ma plus belle plume (ou plutôt mon clavier) et j'ai expliqué sans forcément les excuser, les raisons qui ont fait que même vivante je sentais que je m'enterrais et m'éloignais de l'essentiel qui n'était pourtant qu'à quelques kilomètres de chez moi. Ma plus belle arme est l'écriture, je ne me sentais pas capable de décrocher le téléphone. Je ne l'envisageais que dans un second temps.

J'espérais tant de mes mots. J'espérais tant... Mais contre toute attente c'est ma soeur qui, elle, est venue à moi. Certes elle est loin mais je sais qu'elle est là. Cela suffira-t-il à recoller les morceaux d'un puzzle déchiré je n'en ai aucune idée. Toujours est-il que je savoure à nouveau ce contact comme un bien précieux.

Mais mon frère... Comment puis-je arriver à livrer sous les larmes ce que je ressens. Je me sens totalement impuissante après avoir tout tenté. Quelques appels, ce fameux mail, les textos.... rien n'y a fait. J'ai essayé d'appeler deux fois, le téléphone a sonné dans le vide. Je n'ai pas essayé le portable, ma réception est merdique 9 fois sur 10. J'ai envoyé une carte virtuelle à Noël... rien ! Un texto au jour de l'an... même résultat. Une invitation pour partager la galette des rois... que j'ai mangée seule avec mes filles. La fève a eu un goût amer cette année.

Quant à frapper à la porte sans prévenir, ce silence en tout point ne m'encourage pas du tout à le faire. La douleur est déjà trop intense, comment arriver à supporter l'affront d'un rejet face à face. J'aurais trop peur que ce soit pire et que cela me renvoie en pleine face cette souffrance que j'ai à l'intérieur.

J'aurais tant souhaité que mon SOS soit entendu tout comme le sien il y a un certain nombre d'années l'avait été. Je tente chaque jour de me dire que le temps fera son oeuvre, oui mais dans quel sens ? Je m'imagine parfois qu'il viendra par surprise mais je n'y crois guère. Je ravale au plus profond de moi ces larmes que finalement, je ne peux plus retenir. Je tente d'oublier que je ne suis plus cadette et qu'il n'y a plus d'aîné.

J'en arrive presque à souhaiter qu'il tombe un jour sur ces mots malgré le contenu de mon blog.

J'ai un frère si près et si loin de moi. Mais QUI, oui, QUI me le rendra ?......

Caresses76.

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Posté par caresses76 à 07:09 - Journal Intime - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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