dimanche 24 juin 2007
Ce qui brille n'est pas or
2h30 pour détruire ce qui m'a détruit pendant 5 ans et demi. Les souvenirs restent intacts malgré ça, mais il y a parfois des actes que l'on se doit d'accomplir afin de pouvoir prétendre un jour effacer le traumatisme.
Je n'ai pas envie de m'étaler sur le pouquoi du comment. Peu de gens comprennent réellement comment j'ai pu me laisser aller à un mode de vie qui n'était pas fait pour moi. Ce qui brille n'est pas or et il ne faut pas fonder un jugement sur des apparences. Ce qui peut sembler reluire peut en fait s'avérer bien terne.
Ces cds coupés en deux furent des films X accumulés sur toute cette période, je me demande encore pourquoi avec le recul. Quant à la VHS ce n'est guère mieux. J'ai tout détruit. Il y a un an environ sur mon blog, j'ai émis mon ressenti sur le fait que je n'étais pas faite pour le libertinage. Un milieu sans pitié qui n'a fait que me détruire petit à petit. Comprenez donc pourquoi il fut si blessant pour moi de voir réapparaitre ailleurs qu'ici des photos d'une période vieille de 4 ans que je veux oublier et que j'avais supprimées d'ailleurs. Mais là n'est pas le sujet.
Bi peut-être, libertine pas du tout certain. Porno n'en parlons même pas. Ce n'est pas mon genre. Ceux qui croient ça ne me connaissent pas. Je ne fais pas ce post pour parler de ça, juste pour tenter d'amorcer une guérison morale et de me remettre. Comme on dit chassez le naturel il revient au galop. Un peu de X passe, mais overdose quotidienne influencée finit par faire de vous ce que vous n'êtes pas.
Le week-end dernier je suis volontairement retournée dans ces endroits si souvent fréquentés ces années... Guérir le mal par le mal ?... Je ne sais pas. Mais je devais le faire. Nous n'avons fait qu'y passer de nuit sans nous arrêter. Mais j'en avais besoin pour mieux passer à autre chose.
Un jour je raconterai ce vécu..... longuement..... et peut-être alors certains comprendront mieux et d'autres se reconnaitront-ils dans mon expérience. Ce jour-là une thérapie sera entamée.
Caresses76.
PS : amour merci pour ton soutien permanent.
to translate this page : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR
mercredi 19 juillet 2006
Stress au travail, suite et fin
Mon histoire avec mon employeur est finie. J'ai reçu ce matin mon solde de tout compte. La pression retombe, quelques larmes aussi. Pas de regret, mais le soulagement d'y être enfin arrivée. Enfin libérée même si je n'étais plus au travail physiquement depuis plusieurs mois.
Plusieurs mois passés entre mon entretien de base qui a eu lieu en mars et aujourd'hui... 4 mois pour arriver à se sortir d'une pareille situation.
De rendez-vous médicaux en arrêts, de contacts avec l'employeur épistolaires en coups de fil avec la médecine du travail... Entre les lenteurs des procédures et celles de l'employeur qui a fait trainer jusqu'au bout. Entre les visites médicales avec le médecin du travail et les attentes interminables chez moi. Entre mes mails réguliers à l'employeur et un silence pour réponse...
Me voilà, aujourd'hui, libre de tout engagement comme on dit. Une histoire qui se termine. 5 1/2 ans de bons et loyaux services. Aucune erreur de ma part et je me retrouve licenciée parce que c'était la seule solution pour que je sois au plus vite (mouais) libérée de mon persécuteur pour reprendre le terme.
5 1/2 ans et demi à la même place sans faille s'il n'y avait pas eu les deux dernières années durant lesquelles ce "chef" m'a prise pour cible, m'a fichu une pression régulière et m'a finalement fait craquer.
Je ne voulais pas attaquer, je n'en ai pas les moyens et cela ne m'aurait pas éloignée de lui pour autant. Je voulais juste... en finir pour repartir sur d'autres bases. Non ce n'est pas un caprice, et ça le directeur général l'a très bien compris. Lui-même surpris de ce qui se passait dans sa propre entreprise, il ne pouvait que m'aider à partir...
Pour cela il fallait que je sois licenciée de manière à déclencher des droits au chômage. Je n'ai pas envie de m'inscrire de suite. J'ai un peu de quoi voir venir. Au moins passer l'été. Décompresser et voir en rentrant, avec toujours le but d'avoir une activité chez moi.
L'idée de travailler à nouveau pour un employeur en extérieur m'est devenue insupportable. Le traumatisme laissé par deux ans de harcèlement moral est là. Et je compte bien le faire comprendre à l'ANPE qui prendra le relais. Si je ne peux exprimer ma souffrance par voie juridique, je ne me gênerai pas autrement.
Aujourd'hui je suis libre, peut-être lésée mais libre et jamais plus je ne veux revivre ça...
Caresses76.
to translate this page : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR
samedi 27 mai 2006
L'âge pur
Il y a longtemps, très longtemps...
Un bébé parmi tant d'autres..
J'étais sage comme une image à l'époque...
Kisss à tous. Caresses76.
to translate this page : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR
mercredi 10 mai 2006
Stress au travail, suite
Bonsoir,
Certains d'entre vous se rappellent peut-être le post dans lequel je racontais mon souci lié au travail que j'occupe. Pour mémoire http://caresses76.canalblog.com/archives/2006/01/08/1199470.html
Aujourd'hui tout ça n'est pas complètement terminé. J'attends la délivrance. Les choses sont longues à se mettre en place. Début février, mon médecin traitant m'a fait un certificat précisant que je ne pouvais plus exercer mon métier. Lorsque j'ai repris le travail une semaine après, j'ai été reçue par le directeur des formations. Celui-ci ayant parfaitement compris la pression que je vis m'a conseillée sur la marche à suivre vis-à-vis du grand directeur. Soutenue par un responsable syndical, j'ai donc fait un courrier à cet homme, sollicitant un rendez-vous.
Je n'ai obtenu ce rendez-vous qu'un mois après. Pendant ce temps, je suis venue travailler au jour le jour, en espérant chaque matin trouver un mail ou courrier dans mon casier m'annonçant le jour et l'heure. Il y a eu 3 semaines de travail suivies d'une semaine de congés, l'entreprise fermant pour les vacances de février. Lorsqu'est arrivé enfin ce fameux rendez-vous, j'ai commencé à voir un peu le jour.
1H30 d'entretien. Présence à mes côtés du responsable syndical. Face à moi une responsable de la comptabilité, le grand directeur et le président de l'association dont dépend l'entreprise. J'ai été questionnée, parfois je n'arrivais pas à répondre jusqu'au bout, on me coupait la parole. Mais j'ai su faire face, j'ai su expliquer pourquoi depuis un an et demi je suis sous anti-dépresseurs. J'ai dû raconter, en le nommant, comment un supérieur hiérarchique n'a cessé durant deux ans de me mettre la pression là où mon médecin traitant m'avait recommandé de mettre plus qu'un frein.
1H30 pour qu'en face de moi, le directeur reconnaisse que je ne faisais pas de caprice, que ce n'était pas une envie comme ça, que je ne blaguais pas. Soutenue par le responsable syndical, il a prononcé ce mot que j'attendais qu'il prononce. Lorsqu'il a dit à mon collègue que ce qu'il décrivait était un cas de harcèlement moral, j'ai senti un poids en moins.
Encore fallait-il trouver une solution pour que je quitte l'entreprise sans pertes et fracas. Une rupture de contrat de travail est considérée comme un départ volontaire, soit une démission. Mais la rupture de contrat avec 4 mois de salaire (attente nécessaire pour que les Assédic se déclenchent) n'a pas été retenue. Seule possibilité, le licenciement.... Mais je n'ai jamais commis de faute. On me l'a bien spécifié.
A partir de là il fallait une inaptitude au poste.... Arrêt de trois semaines minimum pour déclencher la visite de reprise (dans mon cas d'inaptitude), prolongé à nouveau à la demande de l'employeur qui n'avait pas eu le temps (soi-disant) de prendre un rendez-vous avec le médecin du travail. Et nous voilà allègrement aux congés d'avril qui se sont enchaînés à l'arrêt.
La semaine dernière, l'entreprise ayant repris ses activités, me contacte enfin pour me proposer un rendez-vous à Notre Dame de Bondeville !!!!! Pas cool du tout mais je veux en finir. Lionel se lève exprès à 7H00 pour m'accompagner, lui qui vit de nuit. Mon rendez-vous est à 9H00. Nous nous débrouillons pour trouver l'endroit, je n'ai eu que de vagues explications sur l'itinéraire. Nous trouvons malgré tout sans mal trop de mal.
Et là... je crois entrevoir le bout du tunnel. Mais non... A Notre Dame de Bondeville, c'est un centre fixe de médecine du travail, avec un autre médecin (une femme) que celui qui m'a toujours suivie jusque là dans les camions ambulants. De plus mon dossier n'est pas du tout entre ses mains !!!! Il est censé être sur informatique... pas du tout ! Moralité, on me fixe un autre rendez-vous que j'ai eu ce matin.
Une semaine de plus pendant laquelle l'angoisse s'est accrue. Attendre des semaines, patienter, devoir revenir... Mais garder mon calme malgré tout ça. Trois mois se sont écoulés entre le jour où mon médecin m'a fait cette attestation et celui où, ENFIN, j'ai eu ce certificat d'inaptitude. Une honte.. De quoi bien fair monter l'angoisse...
Certes je n'ai pas mis les pieds dans mon entreprise depuis mon rendez-vous en mars. Sur décision de l'employeur, entre mes arrêts, j'ai été maintenue en congés de sauvegarde, c'est-à-dire chez moi tout en étant payée. C'est parait-il une solution légale dans ce genre de situation.
Tout ça avance à pas d'escargot. Dans deux semaines je dois repasser une visite médicale. Je n'ose même pas songer à l'endroit où je vais devoir aller pour l'avoir, le camion se déplaçant selon les entreprises qu'il visite. Après cela, l'employeur a un mois pour procéder au licenciement... si tant est qu'il n'ait pas un poste à proposer. S'il en a un, il est dans l'obligation de le proposer. Mais je sais que je refuserai. Continuer à travailler dans la même entreprise que mon "persécuteur" (c'est le mot employé par le directeur) n'est pas envisageable et ils le savent très bien, ce même si je ne travaille pas avec lui. L'idée seule d'être amenée à le croiser me glace d'avance.
Moi je veux être libérée de ce poids. Je sais que par les temps qui courent c'est peut-être une folie. Mais seuls ceux qui vivent ou ont vécu la pression d'un supérieur peuvent savoir et comprendre ce que je vis. Après seulement je pourrai redémarrer sur de bonnes bases, sans lui...
Mais j'ai tellement été marquée que je veux travailler chez moi. Je ne m'imagine plus devoir dépendre d'un supérieur, d'être à la merci de ses désidérata et humeurs. Celui qui m'avait prise pour cible est à quelques mois de la retraite, c'est le plus incroyable. Il partira tranquille, pouvant dormir sur ses lauriers. Et moi je dois tout recommencer... Pas les moyens ni l'envie d'aller en justice, cela ne me libèrerait pas pour autant de mon emploi que je ne peux plus assumer.
J'ai eu la chance d'avoir en face de moi un directeur humain et compréhensif qui était en colère contre ce genre de procédé mais qui a très bien compris pourquoi je ne souhaitais pas attaquer. Mon seul besoin est de me libérer.
Alors pour celui qui m'avait écrit en privé que c'était beaucoup de mots la dernière fois pour dire simplement que mon travail ne me convient plus, pour ceux qui trouvent que c'est n'importe quoi, qu'on ne joue pas avec un travail quand on en a un, pour ceux qui croient que si je suis tous les jours sur le net c'est que je n'ai rien d'autre à faire... Je dis à ces gens-là de prendre ma place durant deux ans (le harcèlement dure depuis mai 2004 environ) et on en reparlera... Que les mauvaises langues se taisent. Et que je retrouve enfin le chemin de la paix... entourée de mes enfants, de mon homme, de ma famille... de mes amis même virtuels.
La bonne question est : que se passe-t-il dans cette société pour en arriver à être soulagée d'être licenciée ?... Le sujet est ouvert pour qui aurait une réponse.
Ce qui est sûr, c'est que c'est vraiment trop inzuste.... et sans plaisanter.
Caresses76.
to translate this page : http://www.reverso.net/text_translation.asp?lang=FR
samedi 8 avril 2006
Ma première expérience au féminin
Elle s'appelait Marie... C'était le 8 mars 2003. J'allais me lancer avec du courage. Non pas que je n'avais pas l'envie, mais elle n'était pas seule. Et moi non plus. J'étais accompagnée de mon homme, et elle de son mari. J'aurais rêvé d'une première en tête-à-tête avec une femme soit bi soit lesbienne. Il n'en fut rien. Il a fallu gérer... Et jamais je ne me serais doutée que ce soir où mon homme m'avait prise en photo, j'allais vivre ma première expérience bisexuelle.
Nos recherches en matière de libertinage ont débuté début 2002, en février exactement. Après des mois de réflexion, j'avais pris la décision de franchir le pas. Je savais que mon homme avait le souhait de me voir avec une autre. Mais je suis une lente et il me faut du temps pour parvenir à mes buts. C'est donc après 4 mois de relation que j'ai annoncé à mon homme que cela ne me dérangeait pas de tenter l'expérience.
Commencèrent alors les recherches, les inévitables recherches... sans savoir que cela allait être le vrai parcours du combattant. Simple à dire et si difficile à trouver. Le net devrait être un formidable moyen de communication. Au final c'est une vraie jungle, un fruit pourri de mal intentionnés qui freinent la spontanéité et font perdre la confiance.
Après un an de recherches virtuelles, un an de discussions interminables ne menant à rien, un an parsemé d'arnaques en tout genre, j'avais décidé d'aller sur le terrain et j'en avais fait part à mon homme. A Rouen comme dans pas mal de grandes villes, nous avons aussi nos coins libertins. Plus ou moins bien fréquentés, plus ou moins tentants.
Le plus fiable à l'époque était le Madrillet. Un parking de lycée où les soirs le week-end et parfois en semaine, les couples et hommes seuls se retrouvent. Je dis bien couples et hommes seuls, car si les femmes bi seules sont introuvables sur le net, elles existent encore moins sur le terrain. Sécurité oblige déjà, j'imagine mal une femme seule arpenter ces lieux en voiture. Nous avons vu ça une fois, un soir où, très longtemps après notre séparation, notre petite blonde était venue y faire un tour car elle n'habitait pas loin.
Là-bas les hommes sont comme sur le net... à 95% des affolés en manque. Ils suivent les couples comme un affamé poursuivrait un camion de nourriture, avec urgence et insistance et très souvent sans tact ni correction. Alors une femme seule... Il ne fallait pas se leurrer. On ne trouverait pas.
Ce samedi soir-là, je me doutais donc que si rencontre il y avait, ce serait malheureusement avec un couple. Le beau fantasme idéalisé de l'amour entre deux femmes s'écroulait déjà. Il fallait se résigner. J'aurais voulu être "deux", je me suis retrouvée "quatre"... après avoir bien exposé les bases. Je débutais et ne souhaitais en aucun cas être approchée de l'homme. Après une bonne discussion sur place, nous avions décidé de discuter en privé, chez nous, autour d'un verre.
Là à nouveau j'ai réexpliqué mes craintes, mes souhaits.... qui furent compris visiblement. Après interrogation du monsieur pour savoir si sa femme acceptait (ils étaient échangistes à la base), j'allais donc être "initiée". Déjà sur le chemin vers l'appartement dans la voiture, une boule au ventre était venue me perturber. Arrivés chez moi, j'avais beau être sur mon terrain, je me demandais dans quelle galère j'étais embarquée. Mais ils avaient l'air de gens sérieux et honnêtes alors go...
Sur le coup ce fut étrange, presque banal, quand j'y réfléchis maintenant je me dis que ce fut un simple tremplin qu'il fallait emprunter. Marie était jolie, petite, cheveux courts méchés blonds, douce certes mais dotée d'un automatisme qui avait dès le départ enlevé tout charme à ce qui aurait dû être l'extase de la première fois. Après s'être occupée de moi sans déshabillage et sans baisers, c'est moi qui m'étais occupée d'elle, tout naturellement.
Elle était propre, un sexe aux lèvres symétriques, très attirant, très joli. J'y ai mis ma langue avec joie, mes doigts avec envie.... une vingtaine de minutes parsemées de ses soupirs et de "oui, oh" un peu trop calculés. Pendant que je la léchais mon homme s'occupait de moi derrière et elle faisait une fellation au sien. Après tout est rentré dans l'ordre. Nous avons discuté encore un peu et ils sont partis... Pas d'échange de numéro, ils nous avaient dits qu'on se retrouverait certtainement sur le parking une autre fois... Manière élégante de décliner de futures rencontres et de nous faire comprendre que pour eux, sans échangisme rien ne se concevait et qu'ils avaient fait une exception.
Inévitablement mon homme m'a demandé mes impressions. Je n'en avais pas plus que ça. Cela s'était bien passé mais je sentais bien qu'elle avait simulé et qu'elle n'avait certainement pas pris de grand plaisir même si son mari m'a dit que pour une première je m'en étais bien sortie. Pour conclure je dirais que j'ai eu un souvenir sympathique mais pas transcendant.
Mais je me suis rattrapée depuis, amplement... Malgré les galères pour trouver une femme bi seule, malgré les déceptions, les coups durs, les trahisons virtuelles. J'ai même initié moi-même des femmes, mais avec envie, passion, j'y ai toujours pris du plaisir et j'en ai donné aussi. Ce que je n'avais pas eu la première fois, je l'ai donné après. Déshabiller une femme, l'embrasser langoureusement, la caresser, fouiller son intimité de ma langue..... un délice trop peu répété.
Un plaisir que j'espère bien retrouver très bientôt... Elle se reconnaîtra. Si tout va bien je ramène bientôt de jolies photos... et si vous êtes sages je vous en ferai profiter... Les femmes je les aime mais elles se font trop rares dans notre vie. Alors j'espère bien que cette fois, tout se passera bien et surtout que ça durera ... même avec l'éloignement.
Trois années de surprises pas toujours agréables m'ont appris à relativiser et ne plus m'emballer. Maintenant je discute toujours, j'apprends à connaître, mais toujours avec une réserve. Nous savons par expérience que même une première rencontre ne veut pas dire que tout est acquis. J'avance avec un regard prudent, pour ne plus tomber de haut, pour ne plus souffrir, pour que le libertinage devienne plus un délire, un plaisir et non pas une galère...
Gros bisous à tous. Caresses76.
to translate this page : http:babelfish.altavista.com
mercredi 15 mars 2006
Mon opération de la poitrine
Depuis des années les medias s'ouvrent aux questions du commun des mortels en rapport avec la chirurgie esthétique. Articles dans les magazines, reportages télévision... On nous fait miroiter les résultats, on nous met aussi en garde contre les mauvais chirurgiens. Mais ce que l'on oublie de dire, c'est que ce que l'on montre dans les reportages n'est qu'une infime partie... le début... et la fin. Mais entre deux ?...
Voici mon aventure, mon vécu, mon opération...
Maman relativement jeune, j'ai eu trois enfants. L'aîné, un garçon, est né en 1986. Les filles, quant à elles, ont vu le jour une en 1988 et l'autre en 1989. Un an d'intervalle c'est peu... Et ce ne fut pas voulu. Les grossesses ont eu raison de mon poids contre lequel je me bats encore... Le courage n'est pas toujours là. Mais elles ont eu aussi raison de ma poitrine. Lentement mais sûrement cette opulente poitrine était devenue pour moi un handicap difficile à supporter.
Avant quand je croisais les bras je ne pouvais que les poser sur ma poitrine. Avant j'avais du mal à m'habiller, à me sous-habiller. Celles qui sont dans ce cas savent que trouver un soutien-gorge adapté relève du parcours du combattant. Ou on y laisse le porte-monnaie, ou les seins sont mal soutenus.
En 1992 déjà l'idée de la chirurgie me trottait dans la tête. Mais les moyens n'étaient pas là. J'avais vu à l'époque un spécialiste, recommandé par ma gynécologue. Mais je ne me sentais pas prête pour diverses raisons. L'argent d'abord... les dépassements d'honoraires ne sont pas pris en charge. Et le côté "usine" du rendez-vous. J'ai été prise en photos (du moins ma poitrine) sous toutes les coûtures. Et en sortant du rendez-vous, lorsque j'ai réglé la consultation à la secrétaire, celle-ci voulait déjà me fixer un rendez-vous pour l'opération. J'ai trouvé cela bien rapide. Et le temps de la réflexion ?.... Bref ça m'a fait reculer et je n'y suis plus jamais retournée.
Mais l'idée était toujours là. Je souffrais de plus en plus, moralement, physiquement. Marre de ces regards vers moi à cause de ça, marre de me trouver immonde, marre de ne pouvoir m'habiller comme je voulais. J'étais mieux dans de grands t-shirts que dans une petite robe d'été... Mais je convoitais les décoletés profonds et les jupes courtes. J'en mettais déjà des jupes... Mais le haut était noyé dans d'amples chemisiers la plupart du temps.
En 2000, aléas de la vie, je me suis séparée de mon mari. Et je suis arrivée ici, dans mon appartement de Rouen où j'ai vécu seule jusqu'en mai 2004. A l'époque, j'arrivais à m'en sortir bien financièrement et j'avais réussi à mettre de côté de l'argent dans l'optique de financer un jour cette opération. J'ai repris conseil auprès de ma gynécologue à qui j'ai dit que je ne voulais plus aller voir le spécialiste vu en 1992. Qui plus est je préférais trouver plus près de chez moi, n'étant pas véhiculée.
Elle m'a recommandée une chirurgienne d'une clinique de Rouen rive gauche, à deux pas de chez moi. Parfait. En août 2001, je prends rendez-vous, au retour de congés de la chirurgienne en question. Et là... grosse surprise ! 11 mois d'attente pour une consultation... Ce jour-là je me suis dit que je tenais le bon bout, et qu'un an de plus ne ferait pas la différence. S'il y avait quasiment un an d'attente ce n'était certainement pas pour rien.
En octobre 2001, je rencontre mon petit homme. Je vous raconterai ça un jour, ce n'est pas le sujet... Quand il m'apprend qu'il travaille à la même clinique que cette chirurgienne, je lui parle inévitablement d'elle et il me confirme la réputation de cette femme. Me voilà soulagée... Dans les mois qui suivent, il arrive à m'obtenir un rendez-vous un peu moins lointain. Je gagne un mois et demi et me retrouve dans le bureau de cette spécialiste en juin 2002.
J'apprends avec stupeur qu'en réalité je fais un bonnet G ou H. Ma poitrine relevée droite comme elle devrait l'être me met face à une taille de soutien-gorge qui me stupéfie. Moi qui mets du 105E.
Rendez-vous pris pour la fin août afin de revoir la chirurgienne avant l'opération. Opération programmée au 23 septembre 2002. A partir de ce moment j'ai compté les jours... 10 ans d'attente... et j'y étais... Le dimanche j'entre en clinique, l'opération est prévue pour le lendemain. Je fais face seule. Lionel m'a accompagnée la veille mais a dû se coucher tard et il retravaille le lundi soir.
Or, changement de programme, on m'opère à la première heure, j'ai à peine le temps d'avaler le médicament qui doit me mettre un peu KO avant le transport jusqu'au bloc. Le pneumologue préfère être présent, les résultats obtenus lors du rendez-vous avec l'anesthésiste font qu'il préfère assister. Et il n'est libre que tôt le matin.
Je pense à mon homme qui dort et ne sait pas. Le chariot est "stagné" le long du mur dans le couloir qui mène au bloc. J'attends, le regard fixé au plafond. Ma chirurgienne arrive, un stylo violet à la main. Elle pousse le chariot dans un recoin et m'asseoit sur le rebord pour dessiner les repères sur ma poitrine. Après quoi elle me pousse à l'intérieur du bloc opératoire. Une salle vide je trouve... C'est bizarre.
On me place sur la table d'opération. On passe autour de mes bras des draps de manière à ce qu'ils reposent dessus une fois que je serai endormie... Endormie... D'un coup je ne vois plus le jour. Quand j'ouvre un oeil j'ai mal à la gorge. Je suis en salle de réveil. Je suis intubée, terrible sensation quand on vient vous enlever ce tuyau. Et je ne pense qu'à Lionel que je voudrais près de moi.
Lorsque je rejoins la chambre je peux enfin essayer... de voir... mais voir quoi ? Ce n'est pas un reportage, ce n'est pas comme dans un film. La poitrine est bandée très serré. Et des drains sortent sur les côtés. Un redon de chaque côté pour récupérer les éjections en tout genre. Peu pratique.
Les jours qui suivent ne sont pas des plus agréables. Je découvre des hématomes... On m'avait prévenue, il faut du temps avant que ça s'en aille. Et toujours ces fichus flacons à me trimbaler au moindre mouvement. Quand je veux aller aux toilettes je dois me faire aider, quand je veux bouger un peu c'est pareil... Une poitrine ferme difficilement "distingable"... des croutes, des points de suture, de la colle chirurgicale. Rien à voir avec ce résultat si parfait que l'on nous montre dans les reportages et qui est filmé plusieurs semaines après sans doute... Une tricherie pour les besoins de l'émission.
Pendant un mois après, il faut subir le soutien-gorge de sport jour et nuit. Le truc qui vous comprime à mort et qu'on ne trouve qu'en pharmacie pour une somme faramineuse. Des soins infirmiers à domicile également. Pas toujours avec la même infirmière, donc des pansements pas toujours faits avec la même application.
Petit à petit, lentement, je commence à voir dans la glace une poitrine digne de ce nom, avec bien sûr encore quelques cicatrices. Le temps fera son oeuvre.
Mais je peux enfin m'habiller et, comble du luxe, porter parfois des hauts sans soutien-gorge ! La première chose que j'attendais... Un plaisir immense. Les cicatrices sont longues à s'effacer, elles ne le sont d'ailleurs toujours pas totalement.
Quelle fierté pour moi à Noël 2002 d'avoir pu mettre ce petit haut :
Quelle fierté pour moi d'avoir pu faire ce genre de photo, et ce malgré mes rondeurs :
Ma poitrine je l'aime... et si c'était à refaire, je le referais... Il faut maintenant que je m'attaque au pire, le ventre et je sais que le combat sera long et dur. Mais en attendant je fais avec. Et je me dis qu'il y a pire, même s'il y a mieux... Le poids je l'ai perdu aux seins. 720 gr d'un côté, 680 de l'autre pour me retrouver avec un "petit" 100c.
Tout ceci répondra peut-être aux interrogatins de ceux qui se demandent pourquoi je m'exhibe à ma façon. Une partie de la réponse est là. Après mon opération, je me suis sentie libérée. Tout change. On vit différemment, on n'a plus peur d'être regardée. On se sent sexy, encore plus si l'on vit avec un homme qui vous aime quand vous êtes habillées sexy.
Ma confiance est revenue peu à peu. J'ai encore du chemin à faire, mais grâce à ma nouvelle poitrine le monde a changé. J'ai changé. Et j'ai réussi à m'apprécier, à m'aimer... ce qui manquait à ma vie.
Je mets des décolletés envers et contre tout, non pas pour provoquer, mais par fierté de pouvoir le faire. J'ai trop vécu sans, j'ai trop vécu en retrait... et ça, c'est fini...
to translate this page : http:babelfish.altavista.com
samedi 25 février 2006
Mais bien sûr...
Je recherche un photographe sérieux et honnête, professionnel ou amateur équipé d'un local adapté.
Pour plus de renseignements :
http://caresses76.canalblog.com/archives/2006/01/24/1259729.html
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Et alors la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu... Mais bien sûr !...
Ne pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
NOUVEAU BONNET D'ANE A DISTRIBUER !
Il y a des ficelles tellement grosses qu'elles finissent par étrangler leur auteur. Il y a des mensonges tellement évidents qu'on se demande si certains pensent réellement que nous sommes dupes. Et bien non nous ne le sommes pas. Et parce que nous ne le sommes pas, face à cette muflerie, il y a notre déception et notre colère.
Quelle est donc cette manière d'agir sans scrupules pour un homme qui veut à tout prix atteindre son but ?
"J'obtiens toujours tout c'que j'veux oui mais l'ennui, c'est qu'une fois qu'j'l'ai obtenu, j'en veux plus..."
(1er album de Lio)
Il était une fois... une exception à ma règle. Un homme avec qui j'ai très vite sympathisé sur le net et qui cherchait une relation suivie avec un couple (qu'il disait...). Un homme devenu très rapidement intime, un homme avec qui j'ai concrétisé un trio jusqu'au bout, jusqu'à obtention de son plaisir, du mien, et pour le plaisir de mon homme bien sûr aussi.
On s'est vus une fois, deux fois, trois fois... en cam même sur Jassume car il est exhib... A la troisième fois eut lieu la pénétration... Et là... retournement de veste à 360°. Monsieur est fatigué en ce moment, sa femme réclame beaucoup... Pauvre de lui qui disait n'avoir de rapports qu'une fois par mois. Encore un couple où ça ne marche plus au lit arf... ou si peu ! Un vrai calimero, tendons-lui un mouchoir ! Monsieur quitte donc notre appartement sur ces mots, hummmmmmm, louche, très louche même. J'ai le flair et je ne me plante pas.
Je le retrouve peu après sur le net en fin de journée. Là j'embraye le débat... pour voir... Et le bellâtre de me dire qu'il n'osait aborder le problème mais qu'il préfère mettre la distance car il a peur de s'attacher (laissez-moi rire !) et peur de refaire une erreur déjà commise avec un couple qu'il voyait trop souvent, peur de ne plus avoir envie... Moralité : à nous de le recontacter quand on rentre de notre week-end en Belgique.
Mais je ne suis pas tombée de la dernière pluie. Monsieur le coq a d'autres projets durant cette semaine pendant laquelle il a envoyé madame sur les pentes neigeuses. Pendant qu'elle glissera sur la neige, lui glissera d'une autre manière... Son week-end est déjà bien organisé et il compe aussi revoir ce couple avec qui il ne se passe plus rien bien évidemment lol ... ainsi que la femme responsable d'un des groupes msn où il est inscrit.
On le revoit en cam la veille de notre départ pour la Belgique. Une cam coquine même, imprévue au programme. Je n'en ai pas l'habitude sur msn, du tout... Mais un week-end peut aussi ne pas se dérouler comme on le pense. Et lorsque je le recontacte à notre retour, il est encore plus distant. Pas besoin d'un détective privé pour deviner... le beau s'est pris une claque dans la figure, une vraie comme un homme trop sûr de lui et un brin coeur d'artichaut peut s'en prendre... et il en fait subir les conséquences aux autres... du moins à moi.
Je le retrouve à notre retour, abattu... voulant encore plus prendre de la distance. Un truc s'est passé pendant le week-end mais il ne veut rien dire, il se contente de me signaler que ça n'a aucun rapport avec nous. Je lui fais juste remarquer que cela n'empêche pas de se parler et faire coucou... et que les amis sont aussi là dans les moments difficiles... A cette différence près que nous n'avons visiblement pas la même conception de l'amitié.
Pour évoluer dans une relation amicale et qui plus est intime, j'estime qu'il faut un minimum de contact régulier, sur tout sujet, peu importe... Bref pas de secret, l'amitié ça s'entretient comme l'amour ! Si c'est se contacter juste pour fixer un rendez-vous pour le prochain calin pas la peine.
Et puis être à la merci des humeurs de la personne qui partage notre intimité, je n'apprécie pas du tout. Je ne suis pas un yoyo, je ne suis pas une girouette, je ne suis pas à disposition quand ça chante et je n'accepte pas d'être mise de côté quand l'humeur du troisième n'y est pas. Il y a un minimum de correction à avoir.
"Tu es tombé sur le plus discret et le plus respectueux des libertins"..... Ah bon ?... Alors j'ai dû mal lire le jour où il m'a envoyé cette phrase sur msn...
Pendant quelques jours ce sont donc des contacts en dent de scie, très ponctuels, et courts. Et puis il y a deux jours, la douche froide est tombée. Et heureusement que j'étais assise. Monsieur "J'te drague quand ça me chante" m'accoste sur msn. Passées les premières banalités sur notre déplacement à Paris, il enchaîne sur un discours assez incompréhensible, dans lequel il se contredit à tout va. Il a des amies avec qui il n'a pas besoin de discuter des heures pour leur prouver qu'il les apprécie... une petite demie-heure quotidienne ou moins suffit. Et il en a marre des cams pour rien dire, marre de voir un bout de nichon comme il dit.... Il y a d'autres choses à faire en cam que faire du hot....
Me voilà donc devant un homme qui ne veut pas me parler tous les jours mais qui crie haut et fort qu'il veut faire autre chose que du X en cam... Cherchez l'erreur... Me voilà d'un coup reléguée au rang de marie couche-toi là, de fille facile qui ne sait faire que ça, bref il retourne les rôles à une vitesse grand V...
Alors moi je dis à ce dragueur à tout va qu'on ne prend pas les gens pour des cons comme il l'a fait avec nous. Que ce n'est pas la peine d'inventer de fausses excuses pour cesser une relation. Monsieur va mal mais monsieur s'amuse à faire des photos coquines pour illustrer son profil msn et groupe... Ah oui le moral de monsieur est vraiment très bas je vois... Monsieur drague un peu trop et je ne suis plus qu'un numéro sur une liste. Il a eu ce qu'il voulait alors il n'est plus pressé... Au suivant ! Ou du moins à la suivante !
Monsieur veut rester discret sur ses relations mais cherche à savoir qui je devais rencontrer après notre sortie à Paris... alors qu'il le sait très bien ! Forcément, pendant que monsieur va si mal et se met en retraite solitaire... il fait du rentre-dedans au maximum à la personne en question, la submerge de mails avec photos dont elle n'a rien à cirer, insiste pour la voir en cam (ah bon ? je croyais qu'il en avait marre) et essaie coûte que coûte de la faire entrer sur un groupe msn où il va avoir une pseudo responsabilité... tout ça dans le dos des autres évidemment.
Mais je suis une mauvaise langue, monsieur va très mal... En fait tout ça fait partie de sa thérapie. Le principe est simple :
PETIT MANUEL DU PARFAIT DRAGUEUR SANS SCRUPULES EN 10 LECONS
1) Je trouve des nanas sur le net.
2) Je les invite dans un groupe, si l'un ferme, pas grave, j'ai de la ressource j'en ai plusieurs dans ma panoplie...
3) J'entre en contact direct msn avec ces femmes. J'entretiens un contact assidû et coquin pendant des heures sur plusieurs jours.
4) Je fais tout mon possible pour les "essayer"... si ce n'est pas concrètement, du moins virtuellement.
5) Je les vois une ou plusieurs fois... suis pas pressé, je prends mon temps.
6) Mais... dès que la relation a vraiment été consommée (avec pénétration) je change mon fusil d'épaule.
7) Je joue les calimero et prend l'excuse de devoir me "reconstruire" pour prendre de la distance.
8) Je fais un très rapide "salut" à l'occasion, histoire de prouver que je pense encore un peu à elles.
9) Ainsi J'ai quartier libre pour recommencer mon petit jeu avec d'autres et disparaître en douceur.
10) J'ai pris une grosse claque dans la figure car je n'ai pas couché avec celle que j'ai vu le week-end dernier. Je me suis rendu compte que je n'avais pas à ses yeux l'importance que je croyais. Ma fierté en a pris un coup... (ça peut se comprendre) Mais j'ai le tort d'en faire subir les conséquences aux autres.
++++++++
Et bien moi j'ai horreur des lunatiques qui font subir leur humeur aux autres. Des problèmes, moi aussi j'en ai et, sauf cas rare, je n'en rends pas les autres responsables. Quand je le fais c'est que je ne peux plus gérer et que j'ai besoin d'aide. Et il n'y a aucune honte à reconnaître qu'on a besoin d'être aidé. Mais je ne mens pas en prétendant que je suis une solitaire, que je n'ai pas d'amis (ah bon je croyais qu'il en avait plein justement) et que je veux prendre du recul...
Quand on ne veut plus d'une personne, on ne prend pas ces excuses-là, même si elles sont réelles... Car elles n'ont rien à voir. Si Mr Dragouille a décidé de mettre la distance, ce n'est pas pour tout ça, c'est uniquement pour mieux ferrer ailleurs... Allons... Un peu d'honnêteté bon sang !
Et merci aux dragueurs amateurs ou professionnels de ne plus nous prendre pour des buses... Si vous ne voulez qu'une relation éphémère dites-le, on s'en rendra forcément compte de toute manière.
Juste une dernière chose, nous avons augmenté la collection de photos de ce monsieur. Je n'ai pas envie d'atterrir dans les mails de ses contacts en situation intime... Je prends mes précautions, j'ai bien eu des photos de ses coquineries lors de nos premiers contacts.
Et pour terminer... désolés pour tous mais je désactive l'album trio homme. Je n'aime pas qu'on se foute de moi...
Big kiss à tous... A très bientôt sur un autre ton j'espère lol
Caresses76.
to translate this page : http:babelfish.altavista.com
dimanche 8 janvier 2006
Stress au travail, mon exemple
Attention très long post...
Je travaille depuis 5 ans à mi-temps dans une société située à une huitaine de kms de mon domicile, sur les hauteurs de Rouen. N'ayant pas le permis, je dois, pour m'y rendre faire : 500 M à pieds, métro, bus + 800 M à pieds à nouveau avant d'y arriver, sur une route départementale très fréquentée. Ceci pour préciser les inconvénients liés à la distance. Je ne travaille que deux ou trois jours par semaine et me lève à 5H40 les jours où je bosse.
Mon décor étant planté, j'attaque mon sujet...
Octobre/Novembre 2003
Des événements personnels viennent secouer ma petite vie et par là même me perturber dans mon travail. Du mal à me concentrer. Un matin de novembre 2003, j'arrive au boulot. Je craque. En larmes je vais trouver la personne responsable qui me conseille de rentrer chez moi. Je suis arrêtée 8 jours.
Janvier à Juin 2004
J'accumule les soucis de santé en tout genre. Maux de ventre fréquents, vomissements occasionnels, fonctionnement anarchique de la vessie, douleurs dorsales (alors que j'ai subi une réduction mammaire en septembre 2002), fortes douleurs au talon gauche (épine calcanéenne qui se déclare, soignée par infiltration en sachant qu'il faudra recommencer un an après).
En juin, Mr X... parachuté responsable global des secrétaires, prend la sublime décision de les regrouper toutes dans un même coin du bâtiment, ce sans même se demander si cela va faciliter le travail en collaboration avec nos responsables directs. Pour mon cas, je me retrouvais à l'opposé du monsieur avec qui je collabore depuis 5 ans. Mais Mr X ne veut rien savoir et n'écoute personne, il permute tout le monde.
Juillet 2004
Les changements de bureau se confirment et commencent. L'entreprise fermant fin juillet pour les vacances, tous les déménagements ne se feront pas de suite, le mien y compris. Mon collaborateur direct et moi en profitons pour tenter de faire comprendre les perturbations que peut entrainer ce changement de bureau. Par deux fois on me dit que finalement je ne bougerai pas de place. Mon bureau actuel est très bien éclairé, relativement spacieux et agréable à vivre. Celui où l'on veut m'envoyer appartient à une grosse fumeuse, la moquette grise est imprégnée ainsi que les murs. On va se retrouver à deux dans ce bureau, en alternance certes puisque l'autre secrétaire travaille aussi à mi-temps, les jours où moi je ne travaille pas. Mais le clou qui m'achève sont les barreaux aux fenêtres !... Moi qui suis un peu claustrophobe, je prends très mal la chose. J'explique à Mr X qu'à une période où je commence enfin à retrouver un peu de stabilité, je me passerais bien de ça qui me chamboule complètement. J'espère que l'on va me maintenir dans le bureau que j'occupe... en vain. Lorsque je pars fin juillet, il est toujours prévu de me déménager.
Août 2004
A trois semaines de la rentrée, je recommence à angoisser. Je dors très mal à nouveau. Je fais des cauchemars, je rêve du boulot et de ce fichu changement de bureau. J'en fais part, à l'avance, par mail à Mr X.
Septembre à Décembre 2004
En reprenant le travail à la rentrée, je découvre donc ce nouveau bureau... sans dessus dessous. Si les meubles ont été mis en place, en revanche tous les documents sont pêle-mêle. J'ai tout à ranger et remanier. Je me sens très mal dans ce bureau qui sent encore la cigarette et derrière ces barreaux. La boule au ventre revient.
En pénétrant dans ce bureau le second jour, je me sens mal. Je craque à nouveau. Le collaborateur avec qui je travaille faisant partie du CHSCT, il m'engage à me faire arrêter. Je vois sur Rouen une doctoresse que j'ai déjà vue occasionnellement. Elle ne me connait guère, ne comprend pas le fond du problème et m'arrête trois jours en me disant de me débrouiller avec mon employeur (sympa...). Elle me noie d'anxiolétiques et autres médocs qui m'assomment à longueur de journée.
Je prends alors le taureau par les cornes en retournant voir mon médecin traitant d'enfance. Il est à Oissel, à 15 kms de là mais tant pis : il me connait depuis que je suis haute comme trois pommes. Là je lui déballe toute l'histoire... ou presque. Je ne lui révèle pas mes soucis privés liés à une rupture avec une certaine blonde. Je ne me sens pas du tout prête pour ça et à ce moment-là, je suis bien plus perturbée par mon travail que par cette histoire vieille de presque un an.
Mon médecin m'arrête. Il me supprime toutes ces cochonneries et me prescrit uniquement un anti-dépresseur en me précisant que tous les maux dont j'ai souffert durant des mois sont une réaction corporelle directe au stress, je fais une dépression avec réactions psycho-physiologiques.
Je souffle un peu avec le nouveau traitement. Savoir que je suis éloignée de mon travail durant quelques semaines me décompresse et me soulage. Je reprends début octobre. Aïe ! Arrivée là-haut je craque à nouveau et repars aussi sec. Ce matin-là j'ai ma visite de reprise de médecine du travail. J'en sors avec une inaptitude d'un jour de manière à pouvoir me rendre chez mon médecin traitant.
Je le revois en fin de matinée. Je vous fais grâce des déplacements que cela implique. On me conduit de la médecine du travail à chez moi et de là mon homme m'emmène sur Oissel. Mon médecin reprend les choses en mains et m'arrête pour un mois en me précisant que je serai arrêtée tant qu'il estimera que j'en aurai besoin. Me voilà arrêtée jusqu'à la fin de l'année en fait.
Je tente de me reposer du mieux possible. Mais le travail me prend la tête malgré tout. Je suis en contact par mail avec certains collègues. Et un jour j'en reçois un d'une personne me faisant sentir que je suis "en vacances prolongée". J'en fais part (toujours par mail) à Mr X qui me répond très tardivement que la personne incriminée nie avoir jamais envoyé ce mail. Son mot de passe est celui par défaut et n'importe qui a pu m'écrire, de l'entreprise comme de l'extérieur. L'incident est donc clos pour eux et tombe à l'eau mais moi me perturbe. Je redoute une reprise dans ces conditions.
Janvier 2005
Ma visite de reprise avec la médecine du travail est programmée... On m'envoie la passer à 8H30 du matin dans les locaux du Centre Leclerc de St Etienne du Rouvray. Aussi inaccessible pour moi à pieds que mon lieu de travail. Heureusement c'est un jour où Lionel a fini le matin à 8H00. Il m'y emmène donc. Là, le médecin détecte une hyper tension (18) et me conseille de revoir mon médecin pour ça, ce que je fais dans les jours suivants. Je suis sous bêta bloquant depuis.
Je reprends le travail sur ces bases, avec la recommandation de mettre le pied sur le frein et de travailler à mon rythme pour ne plus avoir d'emballements et subir le stress le moins possible. Il est hors de question que je ressente à nouveau cette pression que j'ai connue. Mr X, avant ma reprise, m'envoie même un mail en me disant que si on me sollicite trop, il faut que je le signale, ce que je n'ai pas manqué de faire lorsque c'est arrivé.
Oui mais...
Février 2005
Mr X débarque un jour dans mon bureau avec une "bonne nouvelle". Il me demande de consacrer une partie de mon mi-temps à une autre filière pour aider la secrétaire surchargée de travail. Je la connais bien, nous nous entendons bien et je sais qu'effectivement il dit vrai. Mais je vois mal comment aménager une demie-journée de mon mi-temps pour autre chose. Le travail ne peut pas se quantifier au jour le jour. Il y a souvent des imprévus, des changements de dernière minute, des urgences pour la veille etc, tout ce qui fait que le stress revient au fur et à mesure, lentement...
Mars à Juillet 2005
Je gère comme je peux et n'arrive malheureusement à décharger ma collègue de son travail qu'occasionnellement. Lorsque je prends mon poste, je récupère en effet tout ce qui s'est accumulé les jours où je ne travaille pas. Je dois de plus rattraper des erreurs commises par les intérimaires qui m'ont remplacée durant 4 mois. La charge de travail est plus imposante, certaines choses n'ayant pas du tout été faites. Des programmations ont disparu, je dois tout refaire.
Nous travaillons sur un logiciel interne qui est la base de tout et s'il manque un maillon, la chaîne s'enraye. Tout est bloqué et en bout de course c'est souvent sur la secrétaire que tout retombe. On remonte à la source en disant que c'est elle qui a omis telle ou telle chose primordiale. Or je suis quelqu'un d'organisé et prévoyant. Mes programmations étaient faites depuis juillet 2004 ! Mais des petites mains inexpertes sont venues saborder une partie de mon boulot. Je ne peux pas poursuivre correctement le processus, des gens se plaignent de n'être pas rémunérés pour le travail effectué dans notre établissement et cela me retombe dessus... alors que je n'étais pas là quand tout a été lancé à la base. Je retrouve même des mois après des documents dissimulés, égarés, mal rangés...
Bref la tension monte à nouveau. Je me sens mal à l'aise et épiée. J'ai l'impression que l'on me rend responsable un peu facilement. J'en parle au monsieur avec qui je travaille. Il me dit de ne pas m'en faire. Au fil du temps, je réussis à rattraper le coup et à faire disparaître les erreurs créées par mes remplaçantes successives. Mais je n'arrive toujours pas à aider ma collègue comme je le devrais.
Fin juillet arrive, je pars en vacances dans la foulée. Cette année nous avions deux destinations prévues comme j'en ai fait part sur le blog, frontière suisse + Belgique. La suite vous la connaissez lol. Vacances cool et inhabituelles, je me sens bien mieux.
Septembre à Décembre 2005
C'est reparti, une rentrée de plus. Je sais que ça ne va pas être facile. Le premier trimestre, comme dans le scolaire, dure 4 mois, sans vacances, il faut tenir. J'attaque donc de front cette rentrée prise à son départ cette fois-ci. Les éléments s'emboîtent, je gère tout de A à Z alors je me repère mieux.
C'était sans compter sur Mr X qui vient me voir début novembre environ pour me demander de consacrer sur mon mi-temps, non pas une demie-journée par semaine pour l'autre secrétariat mais une demie-journée + 1 journée entière la semaine suivante. Je lui explique que je ne vois pas comment je pourrais faire entrer 100 cl dans une bouteille de 75 cl et que cela est ingérable. Que l'on me confie une tache spécifique et que je la gère au milieu du reste est faisable, mais mettre totalement de côté mon propre travail durant une durée déterminée est impossible. Je me vois mal dire aux gens qui m'appellent ou qui frappent à la porte "désolée mais je ne travaille pas pour mon poste, revenez ou rappellez dans 3 heures !"...
Lors d'une réunion, Mr X a souligné ma résistance et m'a dit devant tout le monde que j'avais raison de me manifester. Pourquoi faire ? En novembre je reçois une confirmation écrite des jours que je dois consacrer à l'autre secrétaire. C'est sans sommation. On me dit une chose et à mon collaborateur on en dit une autre : bien sûr je gère le temps comme je veux du moment que je travaille pour les deux secrétariats.
Concrètement tout cela reste ingérable. Je dois refuser le travail que m'amène ma collègue. Un malheureux jour d'absence et je me vois obligée de rattraper le temps perdu. Mr X fait régulièrement irruption dans mon bureau sous prétexte de chercher des documents dans le bureau de la secrétaire d'en face, ce à mon heure de pause bien sûr très souvent. Plusieurs jours de suite il agit ainsi. J'encaisse et ne dis rien. Je déteste cette manière sournoise de surveiller ni plus ni moins si je travaille pour tel ou tel secrétariat ou si je travaille tout court...
A chaque fois qu'il fait irruption, manque de bol je suis concentrée sur mon travail, je ne me tourne pas les pouces, ou alors je suis en pause et il me dérange en plein sandwich. Manière aussi de voir si je mange dans le bureau ou pas, ce qui n'est logiquement pas autorisé mais pleins le font.
J'entre à nouveau dans une période où je me sens mal. Cette pression permanente de Mr X me joue sur les nerfs. J'ai tout le temps l'impression que quelqu'un va entrer à grand fracas dans le bureau. Mon responsable direct, que je ne vois que rarement, me rassure et me dit de ne pas m'en faire car Mr X, de toute manière, part en retraite avant lui, en juin ou juillet. Mon responsable lui part en décembre 2006. Cela fait aussi partie des choses qui me tracassent car je n'ose imaginer à quelle sauce on va me manger lorsqu'il aura pris sa retraite. Cet homme est un pilier de la société et personne ne va contre ce qu'il dit ou demande... Il a du poids et me défend depuis toujours. Nous travaillons ensemble avec la même vue des choses et le même sens de l'organisation.
Mais l'intervention de Mr X depuis un an et demi fait que je me sens prise pour une girouette que l'on ballade de bureau en bureau, à qui l'on fait faire ce qu'on veut sans lui demander son avis, sans tenir compte de mon passé médical et de ma dépression engendrée en grosse partie par cet énergumène. Malgré donc mon collaborateur qui tente de calmer le jeu, je me sens de plus en plus perdue et de moins en moins apte à faire face. Je recommence à choper tout, douleurs dans les mains (syndrôme de Raynaud), dans le dos, au ventre, nervosité intense malgré mon traitement, douleurs musculaires dans les bras si fortes que je ne les sens plus parfois.
La dernière semaine de travail avant les vacances de Noël, je me suis chopée une gastro d'enfer... justement la veille de reprendre, dans la nuit. Mauvais moment, mais pas le choix, j'ai été arrêtée, quitte à alimenter les on-dit, les bruits de couloir. Je n'ai quasiment fait que dormir les deux jours qui ont suivi. S'enchaînent deux semaines de congés. Je pars à 800 kms d'ici malade, je n'arrête pas de tousser, si fort que j'ai l'impression qu'on me décroche les côtes à chaque fois. J'ai mal partout... Je commence à me remettre doucement entre Noël et le jour de l'an. Difficile fin d'année 2005.
Mais bon, tant bien que mal je reprends le dessus. Arrive le jeudi 5 janvier, jour de ma reprise. Je me lève comme d'habitude à 5H40. Je me prépare en moins d'une heure. Je passe voir mon petit homme à son travail avant de prendre mon métro, mon bus etc...
A 8H00 pile je franchis les portes du bâtiment. 5 secondes avant, tout allait bien, 5 secondes après, tout a basculé. Certes il fait chaud à l'intérieur et quand on vient du froid on sent la différence. Mais je me suis pris en entrant, une bouffée de chaleur terrible n'ayant rien à voir avec le chauffage. J'ai vu des étoiles partout. Je suis montée à mon bureau, bloquée par un énorme poids sur la poitrine. Je suis entrée mécaniquement dans cet endroit. J'ai posé mon sac à main et ma malette sur le bureau. Je suis allée vers le radiateur instinctivement. Crise d'angoisse, problèmes pour respirer.
La vue que je me suis prise en pleine tête en entrant m'a achevée. Mes dossiers préparés avant de partir remis n'importe comment, le travail accumulé flanqué par-dessus tout ça, le tout étalé en long devant l'écran du pc, le clavier repoussé pour faire de la place. J'ai enlevé mon manteau, j'ai pris ma respiration mais je me suis écroulée. Accroupie contre le radiateur j'ai tenté de respirer... mais les larmes ont pris le dessus.
La fameuse collègue avec qui je m'entends bien est entrée comme d'habitude pour me saluer et pour me souhaiter la bonne année. Elle m'a vue, s'est inquiétée. Je n'en pouvais plus. Je me sentais incapable de faire face, je ne pouvais même pas ouvrir mon ordinateur, rejet total. Elle m'a relevée et m'a demandée si je ne pouvais pas appeler mon ami. J'ai hésité 10 minutes mais n'en pouvant plus je lui ai envoyé un texto.
Il m'a rappelée quelques minutes après en me demandant ce qu'il voulait que je fasse. J'aurais voulu que l'initiative vienne d'office de lui, je n'osais pas lui dire de venir m'enlever de là. Je lui ai juste dit de venir me voir pour me calmer.
Une fois sur place nous avons discuté. Il était fatigué de sa première nuit de 12 heures donc un peu nerveux. Comme ce n'était pas la première fois qu'il me voyait ainsi à cause du travail, il en a eu assez et a demandé à voir Mr X. Je lui ai indiqué son bureau qui était ouvert mais je n'ai pas voulu y entrer. Quelques minutes après Lionel est venu me chercher pour m'y conduire.
J'ai eu la une conversation semie-houleuse avec un être têtu qui dit ce qui l'arrange selon les personnes qu'il a en face. Il m'a reproché de n'avoir pas réagi lorsque, un an avant, il m'avait dit qu'il pouvait discuter de mon avenir dans la société... J'étais en arrêt à l'époque et pas en état de parler de ça. Je lui ai dit qu'il suffirait simplement qu'on me retire ces fonctions supplémentaires pour que tout rentre dans l'ordre.
Et bien non, ce serait trop facile. Je suis à ce poste depuis 5 ans mais non habilitée à décider et évaluer la masse de travail que j'ai. J'ai eu la surprise d'apprendre que, lors de ma longue absence de l'année passée, les secrétaires des autres secrétariats avaient effectué les taches de base de mon poste et qu'après avoir été questionnées, elles ont confirmé que cela ne remplissait pas un mi-temps ! Je suis sortie de mes gonds. Ces femmes n'ont fait qu'une partie de mon travail et je ne vois pas comment elles peuvent évaluer un travail qui n'est pas le leur.
Mr X m'a dit que ce n'était pas à moi de décider de ça et en gros, si on me dit que je peux en faire plus, je dois en faire plus... ce malgré le fait que je ne peux plus travailler au même rythme qu'avant depuis un an. Donc, au lieu de me décharger, Mr X préfère me proposer un reclassement professionnel pour raisons médicales. J'en ai entendu de belles mais je dois dire que celle-là vaut son pesant d'or.
Pour bénéficier d'un reclassement, il faut l'avis du médecin du travail. Pour cela il faut donc une visite de reprise. Et pour obtenir une visite de reprise, il faut avoir été arrêtée au moins un mois avant... C'est donc Mr X qui m'a suggéré de suivre la voie "légale" en me faisant arrêter.
Je suis repartie avec Lionel, j'ai pris rendez-vous avec mon médecin traitant et rebelotte... Me voilà donc à nouveau arrêtée, avec l'appréhension de la reprise car je sais pertinemment qu'aucun poste moins stressant n'est disponible et je n'ai pas envie de me retrouver dans un coin à faire du classement... (au placard ?...) Moi j'ai besoin du clavier, c'est mon métier. Je souhaite simplement être moins sollicitée. Je travaille mieux seule oui mais cela ne veut pas dire que je veux me retrouver à ranger des livres ou des documents dans mon coin.
Je pense surtout que l'employeur, en me faisant passer par ce circuit légal, se couvre. Ainsi, malgré la demande de la médecine du travail, si aucun reclassement n'est possible, seul le licenciement serait envisageable. Ne pas le proposer d'emblée est une manière futée d'agir... Mais je serais curieuse de savoir ce que l'on va me dire lorsque je reprendrai dans un mois...
Ne m'en veuillez pas d'avoir été si longue. J'avais besoin de mettre à plat toute cette histoire. Manière aussi de démontrer que même avec un travail à mi-temps, les choses peuvent ne pas toujours être roses. J'ai un travail, j'ai cette chance, j'ai plus de vacances que tous les travailleurs... mais il y a forcément une faille dans le système, je ne suis pas la première à lâcher prise dans cette entreprise où le stress fait craquer si on n'a pas le moral assez solide. J'ai tenu 5 ans, je ne sais pas si je tiendrai encore longtemps. J'attends de voir ce que l'on va me proposer. Quand bien même... j'aurai toujours ce souci de la distance, de la marche à pieds qui a entraîné à une époque des soucis physiques. J'ai passé le permis plusieurs fois, ce n'est pas un examen pour moi et je n'aurais de toute manière pas les moyens de financer et une voiture et son entretien. J'en suis à un point où je ne me sens plus apte à faire face à mon travail actuel, ce malgré les "avantages" que je peux avoir à ce poste.
Je cherche une idée, je cherche le déclic. J'aimerais travailler de chez moi, via le net, soit en télétravail, soit pour moi. Gérer mes horaires, pouvoir ainsi m'adapter à ceux de mon homme plus facilement, pouvoir être plus disponible pour mes filles même si à leur âge, elles n'ont pas besoin que je les colle. Etre plus sereine tout simplement, donc plus agréable à vivre et mieux dans ma tête puisque mon fatiguée, moins stressée.
Je suis organisée, méticuleuse, rapide d'exécution. Je mets ces atouts à profit pour un employeur, j'aimerais les mettre à profit pour moi. Ne plus avoir à me lever à 5H40, ne plus avoir forcément à me préparer pour travailler. Ne pas être dépendante des intempéries qui m'ont parfois empêchée d'aller travailler (mais on ne m'a pas crue...) Gagner du temps, pour moi et pour les miens. Etre plus cool et réapprendre à sourire plus souvent.
Oui je sais que l'on me reproche de ne pas être assez détendue en cam par exemple. J'espère que vous comprendrez ainsi pourquoi... et pourquoi aussi je ne suis plus patiente avec certains d'entre vous. Je viens sur le net pour me détendre et m'évader de ces soucis de travail, pas pour me faire rembarrer ou subir des demandes. Mais je ne vais pas revenir sur le sujet.
Nous sommes des millions à avoir nos soucis je le sais bien. Nous sommes des millions à nous détendre via le net. Mais nous avons tous des caractères différents et une façon différente d'affronter le virtuel. En ce qui me concerne je me mets en retrait car je sais que je n'ai pas forcément la patience de supporter les agressions et demandes. Aujourd'hui cependant je me suis connectée, cela s'est bien passé. Je recommencerai, en espérant que l'ambiance sera la même.
Mais donnez-moi un autre boulot, faites-moi travailler de chez moi et tout ira pour le mieux...
Merci à ceux qui ont eu la patience d'aller jusqu'au bout de mon ressenti. Sous le manteau il y a la peau et sous le masque la vérité... Le manteau est doux mais la peau fragile... Apprenez à me connaître et ne me jugez pas... Malgré les apparences ma situation n'a rien de facile...
Gros bisous à tous. Caresses76.
to get this page in your language : http://babelfish.altavista.com
== Publicité ==




















