vendredi 22 juin 2007
Un Envol
Un rien, un tout, un geste
Et
voilà que je reste
Pensive,
un peu charmée
Lascive
et enivrée
J’évolue
sur le sable
Cœur
ardent et affable
Mon
esprit couleur ambre
Lentement
se démembre
Statu
quo de mon âme
Qui
s’empale sur les flammes
D’un
enfer chaud et fort
Attirant
et retors
Divisée,
torturée
A
nouveau engendrée
J’enfante
mes envies
Soudain
en moi je crie
Métamorphose
en cours
Caméléon
d’un jour
J’entrevois
tour à tour
Haine
intense et amour
Je
fusionne avec l’air
Le
feu et la lumière
Je me
noie dans le vent
Je
souffre en m’envolant
Puis
je me pose enfin
L’espoir
entre les mains
Le
regard embrumé
Je
m’éveille en secret
Je
songe à ce qui ronge
Et
qui ne doit plus être
Mon
cœur comme une éponge
Absorbe
ce qui doit naître
Je
viens, je suis en route
Pour
un ailleurs meilleur
Anihilant
mes peurs
J’arrive coûte que coûte
Samedi 21 Mai 2001
Caresses76
(texte déposé ©)
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lundi 8 janvier 2007
Le Diamant
Il est parfois des mots que l'on écrit et dont on se demande s'ils n'étaient pas prémonitoires...
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Comment clairement exprimer
Ce flamboiement dans mes mains
Indescriptible brasier
Qui se consume en mon sein
Chaque jour cette douleur
Mêlée de larmes et de joie
Greffe un cyclone en mon cœur
Force centrifuge en émoi
Les idées parfois perdues
Je m’évade inconsciemment
Puis sur terre revenue
Mon âme attend patiemment
Tombé d’un ciel étoilé
Un ange est venu à moi
Par magie m’a soulevée
De cet antre froid et bas
Comment arriver à dire
Cette chamade infernale
Savoir si c’est mieux ou pire
Distinguer le bien du mal
Parfois à couper la faim
Cette violence m’écrase
Puis d’une angoisse sans fin
Mon esprit fait table rase
Caressée d’un vent sans âge
Je me grandis en pansant
Mes plaies lavées sous l’orage
De cet indicible aimant
Entre deux mers je navigue
Dans un va-et-vient brûlant
De cette force j’irrigue
Ce délicieux tremblement
Mon esprit cède et se livre
Aux envies les moins sensées
Mon cœur affolé et ivre
Suit ce rythme cadencé
Je me donne entière et pure
Même en rêve, du fond de moi
Lui arrachant son armure
Me blottis entre ses bras
Protégée de son aura
Je me vide de mes tristesses
Réfléchissant de carats
Il m’imprègne de sa sagesse
A contre-courant je suis
Contre tant de vents j’avance
Les douleurs passées je fuis
Sereine j’entre dans sa danse
Saupoudrée de feu et d’or
Je frôle le firmament
Telle une enfant je m’endors
Le corps frêle, sur le diamant
Jeudi 23 et Samedi 25 Août 2001.
vendredi 6 octobre 2006
Entre les tombes
ENTRE LES TOMBES
Je me promène dans les allées
Fébrilement, j’attends la nuit
Mes pas pourtant si veloutés
Réveillent les âmes endormies
Les feuilles craquent sous le poids
De mon corps errant sans relâche
Le vent s’enroule autour de moi
Inclinée ma tête se cache
Ce silence qui me recueille
Me fait entrer dans l’autre monde
Libérée, loin de ces écueils
Je m’aventure entre les tombes
Entre les cailloux, les insectes
Cherchent inlassablement leur route
Les grands arbres aux allures de spectres
Pardessus moi se courbent en voûte
Comme dans un rêve je glisse
Sur ce tapis de feuilles mortes
Je perçois soudain le calice
Qu’à mes lèvres ouvertes je porte
Le sang de l’enfer entre en moi
Les murmures brouillés se font clairs
Tel un arc je me tends et ploie
Vers l’antre profond de la Terre
Immondices en putréfaction
Font place à mon corps qui dévale
Le tunnel de la crémation
Emprisonné dans sa spirale
Aspirée, aimantée, happée
Je prie en vain dans la pénombre
Je n’en finis pas de tomber
Frôlant les murs de ces décombres
Plus bas, j’entrevois le rictus
D’une aura blafarde mais de feu
Vampire qui en veut toujours plus
Serpent luisant et venimeux
Je vois se dérouler le Temps
Je voudrais tellement hurler
Renaître de ces cendres envolées
Eparpillées aux quatre vents
D’aucun dirait que c’est factice
Que j’ai réintégré mon corps
Abandonné au précipice
De la mort qui me jette un sort
Mais lorsque je rouvre les yeux
Allongée sur le marbre gris
Je devine l’air malicieux
Des feux follets qui me sourient
Dans les allées le vent balaie
Les feuilles mortes qui retombent
Et comme si de rien n’était
Je me relève d’entre les tombes
Etrangement, comme envoûtée
Soulagée, je ferme la grille
Pourtant en moi un feu follet
S’ancre en un mouvement de vrille
Un zombie parmi les vivants
Revenu, à jamais errant
Un cœur à l’âme transpercée
Une mare de sang coagulé
=+=+=+=+=+=+=+=+
Caresses76 - Texte protégé
mardi 3 octobre 2006
Lorsque la musique inspire.......
Lorsque la musique inspire les émotions et les mots…
Si proche d’un ailleurs, prête à franchir la porte d’un au-delà sans larmes. Prête à revivre, le cœur serré d’émotions trop contenues.… Une route qui défile sans fin, un horizon qui se rapproche sans être rejoint. Un temps qu’on voudrait stopper, en suspens. Prise sous l’orage, sous le tonnerre qui fait chavirer, je m’élève…
Frappée d’une Excalibur d’or et de diamants, je me soulève lentement à l’horizontale, mon âme décolle et ne pense plus. Les éclats d’une aura translucide volent autour de moi. Je quitte la terre dans un éclair d’amour. Le feu m’entoure et me protège. Je brûle de veine en veine. Je succombe et renais. De cendres je suis faite. Phoenix aux yeux de verre qui reflètent l’impalpable, je survis dans le cyclone du ciel qui se déchire.
Une aurore boréale se dessine sous mes yeux. Beauté intouchable des couleurs qui montent au ciel. Un rideau rouge orangé qui se dresse comme une porte. D’une main je l’effleure, de l’autre je me protège les yeux. J’ai la foi d’un sentiment, j’ai l’amour pur au ciel présent. Les éléments sont mes alliés.
Que la pluie chaude m’inonde d’acide. Que le ciel enfin se décide à me faire tournoyer, planer, au-dessus de tout, au-dessus du vide. Contre vents et marées, contre les principes interdits, contre cette entité irrésistible. Envers et contre tout. A l’envers de ce qui se fait.
Hurler pour mieux renaître, le corps en alerte, abandonnée au ciel. Au rythme de ses doigts, ma peau se tend, se perd. Au rythme de son souffle, mon corps ondule. Au rythme de l’amour, je frémis sous l’orage. Force indescriptible, don de soi incontrôlé. Je ne suis qu’infime, sous l’emprise d’un être d’éther. Je m’élève au-delà des cieux et cherche sous les nuages une paix de diamant.
Des larmes d’améthyste se figent sur mes joues. Je me cristallise dans l’enfer des fous. Folle et sage je brise ma cage. Je cours et m’envole sans reculer, juste pour ne pas tomber. Une colonne d’air me porte au plus haut. Je transperce le rideau noir pour faire jaillir la lumière.
Des lasers au bout des doigts, je dessine mon univers. Chaud, humide et sans revers, je le construis malgré moi. Dans la tourmente je fais face, sur ce terrain je m’aventure, les yeux presque fermés. Je ne vois pas mais je ressens. Les sens en alerte je suis en éveil. A fleur de peau je crie.
Je m’enfante peu à peu, laissant derrière moi les douleurs se dissiper telles des traînées de sang enflammé. Un volcan se réveille sous mon regard impuissant. Tout ce qui fut se meut en lave, toutes les brûlures qui firent si mal s’écoulent au dessous de moi. De haut j’observe, sauvée de l’éruption.
J’affronte le soleil, le cœur brûlé je me transforme. D’un regard revolver, je lance un message à cet être d’éther. Je transmets mes chagrins, mes besoins, mes envies. Je transmets l’évidence contre laquelle je ne peux rien.
Si près si loin de tout, je suis spectre de mes envies. Allongée je m’abandonne à la sensualité. Perdue mon âme se désagrège. Du bout des doigts un être m’achève. Entre le souffle et le toucher je décolle au-delà de tout. La langue du diable me parcourt et j’entre dans sa danse. Lave en fusion, je me laisse couler au rythme de mes soubresauts. J’insuffle mon amour là où se logent ses mots.
Fusionnelle en fusion, incontrôlable en action, sensuelle je m’inonde… de désir, d’amour, de tout, je renais sous les éléments. Les nuages se font lit, la pluie se fait caresse, le soleil se fait amour.
Je suis née sous l’orage et la foudre. Jamais je ne veux redescendre. Je laisse mes atours pour me vêtir d’une sensualité sans fard. Le corps offert j’aborde le jour, le cœur funambule je fais un pas devant l’autre. En équilibre je tâtonne pour finir par m’élancer sans filet. Rattrapée au vol par la foi, je m’éloigne, si loin, si haut.
Avide de tendresse et de sensualité, je viens virevolter au-dessus des nuages chauds. Mon essence devient feu. Eternellement je brûle…….
Caresses76.
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samedi 19 août 2006
La Renaissance
LA RENAISSANCE
Ether vaporisé dans l’air
Soleil qui brûle et incendie
Sous mes pieds l’antre de la Terre
Dans mon âme un souffle de vie
La naissance d’un corps sous le souffle
Le regard qui est mon essence
L’envolée au-dessus du gouffre
Le désir par-dessous les sens
Des larmes de joie et d’amour
Pour exploser dans un éclair
Un peu plus intense chaque jour
Le tremblement d’une rivière
Arriver à sentir les choses
Mériter à mon tour l’envol
Oublier toutes ces ecchymoses
Unifier deux vies qui se frôlent
Renaître de tant de soupirs…
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samedi 27 mai 2006
Sucré Salé
Je diffuse au compte-goutte mes poèmes. Un peu peur de les voir se ballader sur le net même s'ils sont protégés légalement. Je ne sais pas s'ils intéressent grand-monde. Mais c'est moi, ils font partie de ma vie et correspondent à mon vécu, à mon évolution vers ce que je suis aujourd'hui...
Sucré Salé
Dans cette vie où tout s’enflamme
Un glacier se fond dans mon âme
J’ai quitté la Terre un matin
Flirté avec tous ces embruns
Du bout des lèvres d’un souffle court
J’ai imaginé un amour
Enrobée de peur et d’envie
Je me suis sauvée dans l’oubli
Chaud-froid au regard de soleil
Torpeur insidieuse qui s’éveille
Je tremble en entrant dans la ronde
J’entends des battements qui grondent
Si près et si loin à la fois
Echanges qui me laissent sans voix
Sourires d’un geste effacés
Rires qu’on ne fait que deviner
Sucré-salé en demi-ton
Se dessinent sur mon horizon
Pourtant par mon passé meurtrie
Un court instant je me replie
Confetti libéré au vent
Je me projette prudemment
Avant d’atterrir doucement
Sur le fil conducteur du Temps
Je m’en remets à mon destin
Aussi étrange et loin soit-il
Sur lui je dépose mes mains
Renaîs de ces chemins fertiles
Aveuglément et consciemment
Je me livre pure et intacte
Et à nouveau le cœur aimant
Je signe alors ce drôle de pacte
Fermer les yeux et repartir
Redécouvrir du bout des doigts
Des chimères mêlées de délire
Transcender tout-à- coup l'émoi
Mercredi 6 Juin 2001
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samedi 27 août 2005
Pour toi...
Pour toi ma douce...
Je n'ai pas les mots pour le dire...
En des circonstances identiques il y a plus de 20 ans, j'avais écrit ces mots. Je te les dédie aujourd'hui...
Forte tu es, forte tu sortiras de cette épreuve. On t'aime...
LETTRE AU TEMPS QUI PASSE
C |
e temps qui fait rougir les yeux
Et se démêler les aveux
P |
leurer pour un être
Qu’on ne connaîtra pas
Par celui que l’on
Tient entre ses bras
C |
omme un parfum de douce peur
Devant la beauté de ces fleurs
S |
ans un mot ni un cri
Devant ce vide que l’on affronte
Comme le pire des ennemis
S’ |
installe alors comme une honte
Sur des visages couverts de larmes
Faussement réunis par le drame
D’une courte vie inachevée
Rompue par la fatalité
L |
e souffle du départ sans retour
Rend soudain les regards lourds
Vivre les choses sans les vivre
Par un coeur débordant d’amour
D |
es larmes que rien ne peut retenir
Face au délire du premier jour
C |
omme un enfant fragile
Se cachant sous l’aspect facile
De la force imaginaire
D’une fausse main de fer
R |
egarder en face la douleur
De l’homme surpris par le malheur
Et se dire que lui aussi
Se vit à deux
L |
orsqu’il s’agit de pleurer
L’homme ne renie pas ses yeux
V |
oir la vérité en face
S’arrêter soudain de jouer
Effacer les mauvaises traces
Du compte à rebours inévitable
L |
es souvenirs que l’on trace
S’ancrent un peu plus tout à coup
Et tous les mauvais que l’on chasse
Deviennent futiles jusqu’au bout
S |
e forcer inutilement à croire
Qu’il s’agit là d’un cauchemar
Que la vie continue
Sans que rien ne se soit passé
A |
lors qu’on est affreusement nu
Vide, perdu et désemparé
Devant cette évidence
Aussi réelle qu’une naissance
A |
lors il vaut mieux penser
Que là où vont ceux qui s’en vont
Aucune bêtise n’existe
S |
ur les étoiles qui gravitent
Etoiles filantes et sans nom
S’étire doucement la voie lactée
P |
our en accueillir une de plus
Envoyée par une force inconnue
Qui, pour certains, porte un nom
Pour d’autres une raison
C |
hacun sa croyance
Pour se rassurer, s’accrocher
Lorsque l’ultime délivrance
Prend forme comme une rose qui naît
P |
iquant la peau, piquant les yeux
Mais dégageant de ses yeux bleus
Une senteur d’éternité
Dimanche 8 Avril 1984
samedi 28 mai 2005
Une envie à fleur de peau....
RESSAC
J’ai lancé ma bombe Pour que tu me tombes Un jour dans les draps, Froissé par l’émoi J’ai prié si fort Pour qu’un jour tu mordes A cet hameçon Dans mon édredon J’ai vidé mon sac Pour te faire craquer Pour te faire croquer A vif mon ressac De ce terrain glissant Je remonte la pente Des désirs qui me hantent Je prends la tangente Tel un va-et-vient sinueux Que mon esprit draine en vain Je ressens si fort le feu Du glissement de tes reins Au gré de ta sensualité Je brasse le remous de ma hargne Je déferle sur tes baisers Comme une coupe de champagne ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ Copyright. Texte déposé auprès de la société des gens de lettres. Merci de me demander l'autorisation pour toute utilisation.
jeudi 21 avril 2005
La Petite Mort
Bonjour à tous !
Ci-dessous un poème érotique de mon cru, datant de plus de trois ans mais toujours d'actualité pour moi.
Caresses76.
Attention, mes écrits sont déposés auprès de la société des gens de lettres, leur copie et utilisation en est donc totalement interdite. Merci de votre compréhension.
LA PETITE MORT
Je suis sortie de ma tombe
Comme on exhume une envie
Au vice intense je succombe
Parée de regards qui crient
Mes mains se font griffes acides
Ma langue se perd sur la lame
Je n’ai plus le corps aride
Le sang s’empare de mon âme
Les démons qui me parcourent
N’auront pas raison de moi
Je les tuerai tour à tour
Le septième ciel en émoi
Salive en ébullition
Et sens sans dessus dessous
J’entrerai en possession
De l’or fiévreux des tabous
J’irai arracher les chaînes
De la douleur éternelle
Et m’adonnerai sans peine
Aux mains du désir charnel
S’il faut que ma bouche s’ouvre
Que ce soit pour embrasser
Et que ma langue recouvre
Mon corps qui se fait brasier
Je m’enroule autour de moi
Et me déverse de plaisir
Je deviens le moi émoi
De l’envie je veux jouir
A l’heure de la petite mort
Mon esprit se désagrège
La folie sort de mon corps
Eclaboussée de son piège
Lundi 14 janvier 2002
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